L'impact carbone du tourisme en 4 images
Cher.e.s ami.e.s, le tourisme a malheureusement des effets néfastes sur notre belle planète. Dans l'équipe, nous n'avons découvert que récemment à quel point. Et quand on a vu les chiffres, on a halluciné. On aurait aimé le savoir avant. On vous propose donc une petite introduction sur ce sujet. Pour info, tout simplement, vous en faites ce que vous voulez ! Allez c'est parti, attention les yeux !
Le problème
Empreinte du tourisme
Le tourisme représente environ 8,8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre chaque année, selon une étude publiée dans Nature Communications en 2024.
À l'échelle mondiale, l'empreinte carbone du tourisme atteignait environ 5,2 milliards de tonnes de CO₂e en 2019, selon une étude scientifique publiée dans Nature [1].
Impact carbone du tourisme mondial - © GreenGo

Explosion
En regardant dans le rétro, les émissions étaient assez restreintes à la fin de la seconde guerre mondiale, avant de connaître une augmentation significative à partir des années 80. Selon de multiples facteurs, tant sociologiques que technologiques, et que nous ne pourrons citer exhaustivement ici : augmentation de la population, essor des congés payés, notamment dans les pays développés, progrès techniques dans le secteur automobile et aérien, j'en oublie sûrement.
Entre 2009 et 2019, les émissions liées au tourisme ont augmenté de 3,5 % par an en moyenne, soit plus de deux fois plus vite que celles de l'économie mondiale.
Si cette trajectoire de croissance se poursuivait, l'empreinte carbone mondiale du tourisme pourrait doubler environ tous les 20 ans
Projeté à horizon 2050 par des chercheurs spécialisés selon de multiples facteurs [2], la croissance des émissions semble inexorable à l'avenir, dans un scénario "ne changeons rien" ("Do nothing scenario" as they say). Mais par où on commence docteur ?
Sources d'émissions
Cela nous emmène naturellement aux différentes sources d'émissions touristiques. 65% de ces émissions sont liées au transport, 16% aux hébergements selon une étude de SDES (Statistique Publique de l'énergie, des transports, du logement et de l'environnement [3]. 25% du total carbone à l'avion, 30% à la voiture, et seulement 3% au train. La restauration et les achats alimentaires représentent environ 11 % de l'empreinte carbone touristique.
On le comprend donc, il est évident que la première priorité pour atténuer et diminuer l'empreinte du tourisme se jouera d'abord sur les transports, suivi des hébergements. Pour aller plus loin sur ces 2 aspects, la gazette vous prépare quelques bonnes feuilles sur le sujet dans les prochaines semaines ! Petite mise en bouche au paragraphe suivant.
Cas de l'avion
En court : il faut commencer par voyager moins loin (ou mieux), car comme vous avez pu le constater sur le graphique précédent, l'avion est le premier émetteur. Quand on regarde les chiffres [4], ça fait très très mal et on aurait vraiment aimé le savoir avant de partir au bout du monde de notre côté... Maintenant qu'on le sait...
Voilà vous êtes averti.es mais vous en faites ce que bon vous semble. En ce qui concerne les autres modes de transport, on vous donnera plus de détail au prochain épisode car le sujet mérite bien un article dédié !
Et pourquoi le tourisme est-il autant émetteur ?
En France, en 2023, 1 € de consommation touristique génère en moyenne 0,35 kgCO₂e.
Pour l'ensemble de la consommation française, c'est environ 0,20 kgCO₂e par euro.
La consommation touristique est donc 75 % plus intensive en carbone que la consommation française moyenne.
Le tourisme est particulièrement émetteur car il repose largement sur les déplacements, notamment en avion et en voiture, qui concentrent l’essentiel de son impact carbone. À cela s’ajoutent l’hébergement, la restauration et les activités sur place : mis bout à bout, ces postes rendent la consommation touristique nettement plus carbonée que la consommation moyenne.
Le super résumé
Problème
- Empreinte : le tourisme compte pour 8% des émissions mondiales chaque année, soit 4 giga-tonnes de CO2 équivalent.
- Evolution : les prévisions de croissance des émissions liées au tourisme sont exponentielles.
- Répartition : 75% de l'empreinte du tourisme est liée au transport, 20% à l'hébergement.
- L'avion : on explose son quota carbone en allant au bout du monde hélas :(
- Transport et hébergement : le détail au prochain épisode !
Solutions
Des pistes de solutions pour limiter son empreinte touristique :
- Moins loin : Opter pour des voyages plus "locaux", éviter ou limiter le "bout du monde".
- Mieux : Utiliser les modes de transports les moins polluants pour vos trajets, train en priorité, penser au covoiturage.
- Au meilleur endroit : Privilégier des hébergeurs responsables avec une démarche durable, à taille humaine.
- Informé(e) : Regarder son impact sur un calculateur avant de décider, juste pour savoir.
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Source
- Drivers of global tourism carbon emissions, Nature Clim Change (lien)
- Simplification basé sur Stefan Gössling & Paul Peeters (2015) Assessing tourism's global environmental impact 1900–2050, Journal of Sustainable Tourism (lien)
- L’empreinte carbone de la consommation touristique (2023) Etude de l'institut SDES (Statistique Publique de l'énergie, des transports, du logement et de l'environnement)
- Organisation mondiale du tourisme, Climate Change and Tourism – Responding to Global Challenges, 2008 (lien)
- Calculs GreenGo basé sur ADEME base carbone (lien) et distances fr.distance.to (lien)
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Dernière mise à jour : 25/08/2026



























